Dans le Moungo, les populations villageoises ont toujours fait l’objet d’une prédation foncière à nulle autre pareille. Cette prédation orchestrée par des entreprises agro-industrielles et autres particuliers. Les populations ainsi dépossédées se retrouvent en situation de précarité sans terre. Même avec l’existence de plusieurs mesures protectrices en faveur des populations villageoises, certains dirigeants sont passés outre ces dispositions et en ont fait des personnes venant d’autres régions et même d’autres pays, notamment européens, de grands propriétaires terriens. Une situation qui frustre plutôt les véritables propriétaires qui, aujourd’hui, demandent réparation du préjudice subi. Cette expérience est vécue par la famille LOG-BIGONG à Yabassi.
Le dossier introduit par la famille LOG-BIGONG qui s’est vue dépossédée de ses terres par des individus sans foi ni loi auprès du MINDCAF en déréliction et au comportement mafieux, l’amenant à délivrer des titres fonciers à des étrangers à leur communauté, est un exemple patent. Les populations lésées ainsi par cette prédation foncière, si ce n’est des terres ancestrales, se battent pour les récupérer. Mais que de procédures judiciaires pour récupérer leurs biens! Des avocats formés dans les arcanes du droit, aident les populations à se défendre, mais que de procès interminables!
Ceux venus d’autres régions ou d’autres pays, notamment européens, ne reculent devant rien pour s’approprier des terres. Cette stratégie d’accaparement, qui fait que des terres ancestrales se retrouvent aux mains d’étrangers, montre l’enjeu foncier est beaucoup présent dans quatre départements de la région du Littoral qui accueille des populations non seulement venant d’autres régions du pays mais aussi et surtout des pays africains ou européens. Ces nouveaux venus n’hésitent pas à mettre en place des stratagèmes ou des stratégies d’accaparement des terres qui ne sont pas les leurs.
Les populations lésées parfois se résignent parce qu’elles ne peuvent pas toujours suivre une procédure judiciaire pour récupérer leurs biens. Pourtant, on peut se passer des procédures judiciaires pour récupérer ces terres appropriées par des étrangers. Les préfets, sous-préfets, et les autorités compétentes doivent se comporter ainsi pour stopper ces prédateurs qui détruisent les populations villageoises. Elles peuvent être consultées sur la toile ou à la demande et pour celles relatives au droit foncier, il suffit de se rapprocher des services déconcentrés du MINDCAF.
Les litiges fonciers sont très nombreux dans la région du Littoral et parfois ce sont des notables et autres élites qui les initient. Des avocats spécialisés en droit foncier connaissent bien ces situations et agissent en conséquence. D’où l’urgence pour l’État de trouver des solutions pour stopper ces prédateurs qui usent et abusent de leur position sociale pour déposséder les populations villageoises. Le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières doit se pencher sérieusement sur cette question et prendre les mesures qui s’imposent.
Le problème foncier est une question d’une acuité telle que l’État doit faire face à cette réalité pour protéger ses populations. Il est impératif de prendre des mesures draconiennes contre ces prédateurs fonciers, notamment étrangers, et de rétablir les droits des populations lésées. La situation est grave et nécessite une attention particulière des autorités compétentes pour résoudre ces conflits de manière durable.
La Rédaction
Le Compte-Rendu du lundi 03 Octobre 2022
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