QU’EST-CE QU’UNE ARMÉE NATIONALE ?
Une armée nationale est la force armée mise au service exclusif de la nation qui l’a créée. Elle défend la souveraineté du territoire, protège les frontières contre toute puissance étrangère, garantit la sécurité des citoyens et soutient le développement économique, social et culturel du pays. Une vraie armée éduque, construit, soude – elle est corps civique avant d’être corps armé.
Dans les pays souverains comme la France ou les États-Unis, l’armée est au service de la nation. Elle défend ses frontières, protège ses citoyens, soutient ses intérêts économiques et stratégiques dans le monde. Ses officiers obéissent au peuple à travers ses institutions – pas à une puissance étrangère.
Au Cameroun sous le régime franco-Ahidjo, l’armée a été instrumentalisée contre le peuple qu’elle était censée protéger. Commandée par des officiers français, financée par Paris, utilisée pour maintenir un ordre néocolonial – elle n’était pas une armée nationale. En face, l’ALNK, avec ses moyens dérisoires, incarnait les véritables missions d’une armée nationale. Ce tableau établit la comparaison.
Tableau comparatif – Armée franco-Ahidjo vs ALNK/UPC
N° 1
Mission : Souveraineté nationale
Armée franco-Ahidjo :
L’armée franco-Ahidjo a lutté pour libérer leur propre pays de l’occupant nazi. Au Cameroun, ces mêmes hommes ont retourné cette expérience contre un peuple qui réclamait exactement la même chose pour lui-même.
ALNK / UPC :
L’ALNK a lutté pour la souveraineté du Cameroun – et pour elle seule. Pas pour une puissance étrangère. Pas pour des intérêts extérieurs. Pour que le Cameroun appartienne aux Camerounais, que ses frontières soient défendues par ses propres enfants et que ses décisions soient prises sur son propre sol.
Observations :
La contradiction est absolue. Des soldats français qui avaient combattu pour libérer la France de l’occupation étrangère venaient au Cameroun empêcher les Camerounais de faire exactement la même chose.
N° 2
Mission : Prospérité du peuple
Armée franco-Ahidjo :
En France, l’armée a contribué à l’émergence d’une société prospère, d’une économie forte, d’institutions solides. Au Cameroun, cette même armée a détruit des villages, brûlé des récoltes, déplacé des populations entières et parqué des civils dans des camps de regroupement – appauvrissant durablement les régions où elle opérait.
ALNK / UPC :
L’ALNK avait pour vision l’éclosion d’une société camerounaise prospère. Ses dirigeants avaient tous une pensée économique et sociale développée. Ils ne se battaient pas pour le pouvoir. Ils se battaient pour que le Cameroun devienne un pays où il fait bon vivre.
Observations :
Une armée qui appauvrit le peuple qu’elle est censée protéger n’est pas une armée nationale. C’est un instrument d’occupation. L’ALNK, malgré ses moyens dérisoires, portait un projet de société. L’armée franco-Ahidjo portait un projet de domination.
N° 3
Mission : Économie nationale
Armée franco-Ahidjo :
En France, l’armée a soutenu la reconstruction économique, la nationalisation des industries stratégiques, le développement du tissu industriel national. Au Cameroun, elle a protégé un système d’exploitation économique qui maintenait le pays dans la dépendance – sol, sous-sol, commerce, industrie aux mains françaises.
ALNK / UPC :
L’ALNK défendait le projet d’une économie camerounaise autonome – transformation locale des matières premières, industries nationales, commerce librement choisi. Osendé Afana, docteur en économie et commandant de maquis, incarnait à lui seul cette fusion entre la pensée économique et le combat armé.
Observations :
Aucune armée digne de ce nom ne protège l’économie d’un pays étranger contre son propre peuple. C’est pourtant ce qu’a fait l’armée franco-Ahidjo pendant 15 ans. L’ALNK, elle, défendait une économie qui aurait profité aux Camerounais.
N° 4
Mission : Souveraineté monétaire
Armée franco-Ahidjo :
La France a toujours défendu le franc français – sa monnaie, sa souveraineté monétaire, son autonomie budgétaire. Au Cameroun, l’armée franco-Ahidjo a défendu le maintien du franc CFA, cette monnaie coloniale qui obligeait le Cameroun à déposer ses réserves au Trésor français et à soumettre sa politique monétaire à Paris.
ALNK / UPC :
L’UPC ne négociait pas la souveraineté monétaire. Une monnaie nationale camerounaise était une condition sine qua non de l’indépendance réelle. Pas une monnaie gérée à Paris. Pas une monnaie dont la parité est fixée par une ancienne puissance coloniale. Une monnaie du peuple camerounais, au service de l’économie camerounaise.
Observations :
La France défend le franc — et impose le CFA au Cameroun. L’armée franco-Ahidjo a défendu cette contradiction avec des armes. L’ALNK refusait qu’un pays indépendant ait une monnaie coloniale. Sur ce point, le bon sens était entièrement du côté de l’UPC.
N° 5
Mission : Indépendance nationale
Armée franco-Ahidjo :
L’armée franco-Ahidjo a lutté – explicitement, documenté, reconnu – pour empêcher l’indépendance réelle du Cameroun. Elle a assassiné Um Nyobè, empoisonné Moumié, fusillé Ouandié et Osendé Afana. Elle a massacré entre 100 000 et 400 000 civils. Tout cela pour maintenir le Cameroun sous tutelle française après une indépendance de façade.
ALNK / UPC :
L’ALNK a recherché l’indépendance immédiate et totale du Cameroun – sans compromis, sans faux-semblant. Pas l’indépendance octroyée par Paris le 1er janvier 1960, qui laissait la France maître du sol, du sous-sol, de la monnaie, de l’armée et de l’éducation. L’indépendance réelle, souveraine, intégrale.
Observations :
Comment appeler armée nationale une force armée qui combat l’indépendance de la nation qu’elle est censée défendre ? C’est pourtant la définition exacte de l’armée franco-Ahidjo au Cameroun. L’ALNK était la seule à défendre l’indépendance réelle.
N° 6
Mission : Rapport aux civils
Armée franco-Ahidjo :
L’armée franco-Ahidjo a tué froidement des hommes, des femmes et des enfants au Cameroun. Bombardements au napalm en Sanaga-Maritime et en pays Bamiléké. Villages brûlés. Têtes tranchées exposées aux carrefours. Noyades nocturnes aux chutes de la Métché. Quartier Congo de Douala incendié avec ses habitants. Ces crimes sont documentés.
ALNK / UPC :
L’ALNK avait une doctrine claire vis-à-vis des civils : Ernest Ouandié a interdit toute exaction contre la population. Les maquisards vivaient au milieu du peuple, protégés par lui, nourris par lui – parce qu’ils le respectaient. Même ses ennemis militaires directs, Ouandié les épargnait quand il les voyait comme l’avenir du pays.
Observations :
Une armée qui massacre les civils qu’elle est censée protéger a perdu toute légitimité. L’armée franco-Ahidjo a tué le peuple camerounais pour maintenir la France au pouvoir. L’ALNK protégeait ce même peuple. Le contraste est absolu et sans appel.
N° 7
Mission : Cohérence morale
Armée franco-Ahidjo :
L’armée française a combattu l’occupation nazie en France. Elle a revendiqué haut et fort le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elle a fait de De Gaulle un héros national pour avoir refusé la capitulation face à l’occupant. Puis elle est venue au Cameroun faire exactement ce qu’elle avait combattu chez elle – occuper, réprimer, tuer ceux qui résistaient.
ALNK / UPC :
L’ALNK était parfaitement cohérente avec elle-même. Elle réclamait pour le Cameroun ce que la France réclamait pour la France. La souveraineté. La dignité. Le droit de décider de son destin. Elle reprochait à l’armée coloniale d’implémenter au Cameroun ce qu’elle avait vigoureusement rejeté dans son propre pays – et cette accusation était irréfutable.
Observations :
C’est la contradiction morale la plus flagrante de toute cette histoire. La France a produit De Gaulle – et envoyé Briand, Messmer et Lamberton au Cameroun. Elle a célébré la Résistance chez elle – et appelé résistants des « terroristes » au Cameroun. L’ALNK avait raison sur toute la ligne.
N° 8
Mission : Indépendance nationale
Armée franco-Ahidjo :
L’armée franco-Ahidjo a lutté – explicitement, documenté, reconnu – pour empêcher l’indépendance réelle du Cameroun. Elle a assassiné Um Nyobè, empoisonné Moumié, fusillé Ouandié et Osendé Afana. Elle a massacré entre 100 000 et 400 000 civils. Tout cela pour maintenir le Cameroun sous tutelle française après une indépendance de façade.
ALNK / UPC :
L’ALNK a recherché l’indépendance immédiate et totale du Cameroun – sans compromis, sans faux-semblant. Pas l’indépendance octroyée par Paris le 1er janvier 1960, qui laissait la France maître du sol, du sous-sol, de la monnaie, de l’armée et de l’éducation. L’indépendance réelle, souveraine, intégrale.
Observations :
Comment appeler armée nationale une force armée qui combat l’indépendance de la nation qu’elle est censée défendre ? C’est pourtant la définition exacte de l’armée franco-Ahidjo au Cameroun. L’ALNK était la seule à défendre l’indépendance réelle.
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