Dossier de la Rédaction

Un journaliste camerounais échappe à la mort

En Afrique du Sud, la récurrence des violences xénophobes, ciblant avec une acuité particulière les ressortissants camerounais, provoque un climat de terreur et de révolte au sein de cette communauté. Ces agressions, empreintes d’une haine destructrice, génèrent une angoisse profonde et plongent les compatriotes du président Paul Biya dans un climat de peur et d’incertitude.

Parmi les victimes de cette vague inquiétante, le cas du journaliste Salomon Amabo illustre tragiquement l’ampleur de la menace. Dans son domicile, il a échappé de justesse à une attaque violente. Les assaillants, armés et déterminés, ont brisé la première porte en fer et tentaient d’enfoncer la seconde lorsqu’il a pu s’échapper par une fenêtre au moment où l’intervention rapide de la police dispersait les agresseurs.

« Ma première porte en fer a été brisée. Pendant qu’ils essayaient de briser la seconde porte, mes voisins ont alerté la police. Pendant ce temps, je cherchais à m’échapper par la fenêtre », a-t-il rapporté sur sa page Facebook.

Salomon Amabo, qui a réussi à survivre à ces attaques d’une brutalité inouïe — attaques qui se sont étendues sur trois semaines et ont fait plusieurs victimes parmi les ressortissants africains — a exprimé sa profonde gratitude envers ceux qui l’ont sauvé :

« Je dis merci à la police qui est intervenue à temps, je dis merci à Dieu et à tous ceux qui se sont mobilisés pour me sauver la vie. »

Ces agressions lâches, perpétrées contre des personnes vulnérables en raison de leur origine, représentent une atteinte inacceptable aux valeurs fondamentales de l’humanité. Elles témoignent d’une haine viscérale et d’un mépris total de la vie. Il est impératif de condamner avec la plus grande fermeté ces comportements barbares, qui entachent l’image de l’Afrique du Sud et bafouent l’héritage de Nelson Mandela.

Il est inadmissible que des individus soient pris pour cibles simplement en raison de leur nationalité ou de la couleur de leur peau. Ces manifestations de xénophobie constituent une honte pour notre continent et une insulte à la mémoire de tous ceux qui ont lutté pour l’égalité et la justice.

En outre, ces violences, empreintes d’une haine aveugle et destructrice, violent ouvertement les droits humains fondamentaux et portent un coup aux idéaux d’une Afrique solidaire et fraternelle. Il est inconcevable que des personnes soient persécutées en raison de leur origine ou de leur statut de migrant.

La Rédaction

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