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Camerounophobie en Afrique du Sud: L’assassinat d’Usman Saibu

Le 30 septembre 2015, le quartier de Khayelitsha, au Cap, en Afrique du Sud, a été le théâtre d’une tragédie qui a plongé une famille dans le deuil et une communauté dans la consternation. Usman Saibu, affectueusement surnommé « Maman », un jeune Camerounais originaire de Sabga, dans la région du Nord-Ouest, a été abattu par des voleurs armés.

Son crime ? Avoir tenté de protéger son modeste commerce, un « tuck shop » (épicerie), fruit de son labeur et espoir d’une vie meilleure.

Les circonstances de sa mort sont d’une brutalité glaçante. Des hommes armés ont fait irruption dans son magasin, exigeant son butin. Face à la menace, Usman a osé résister, un acte de courage qui lui a coûté la vie. Les assaillants n’ont pas hésité à ouvrir le feu, emportant avec eux non seulement les biens de la victime, mais aussi ses rêves et son avenir. Son magasin a été pillé, laissant derrière lui un vide symbolique de l’espoir brisé.

La douleur de la famille d’Usman est indescriptible. Ils ont perdu un fils, un frère, un être cher en qui ils avaient placé leurs espoirs. Loin de leur terre natale, ils doivent faire face à la perte brutale d’un membre de leur famille, dans un pays où l’insécurité et la xénophobie semblent régner.

La communauté camerounaise du Cap est sous le choc. La mort d’Usman Saibu n’est pas un cas isolé. En l’espace d’un mois, trois Camerounais ont été abattus dans cette même ville, alimentant la peur et l’angoisse. Cette série de meurtres semble confirmer les craintes selon lesquelles les Camerounais sont devenus des cibles privilégiées des actes de violence xénophobes en Afrique du Sud.

La peur est palpable. Chaque jour, les Camerounais vivant au Cap craignent pour leur sécurité. Ils se sentent vulnérables, abandonnés, et se demandent quand la prochaine victime tombera. L’espoir d’une vie meilleure, qui les avait poussés à quitter leur pays, s’est transformé en un cauchemar permanent.

Les autorités sud-africaines ont annoncé l’ouverture d’une enquête. Cependant, la communauté camerounaise attend des actes concrets pour mettre fin à cette spirale de violence. Ils réclament justice pour Usman Saibu et pour toutes les victimes de la xénophobie. Ils demandent une protection effective et la fin de l’impunité.

Usman Saibu a été inhumé selon la tradition musulmane au cimetière d’Observatory. Son enterrement a été un moment de recueillement et de tristesse, mais aussi de colère et de frustration. Sa mort est un symbole de l’injustice et de la violence qui frappent les étrangers en Afrique du Sud. Elle est un appel à la solidarité et à l’action pour que plus jamais un Camerounais ne perde la vie dans de telles circonstances.

« Ayant vu que c’était un Camerounais, les assaillants n’ont pas hésité à ouvrir le feu, emportant avec eux non seulement les biens de la victime, mais aussi ses rêves et son avenir. »

« Pendant que les Camerounais sont assassinés et pillés, les Occidentaux, Orientaux, Asiatiques, Nigérians, Ougandais, etc. évoluent en toute sérénité en République Sud-Africaine. »

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